dimanche 5 juillet 2009
Guerre dans nos cuillères.
Un jour c’est toi, un jour c’est moi.
Demain sans rien, demain sans voix.
Tu me lances des petits poids, je te passe le sel.
La bataille continue.
Sur la table un désordre, impossible à ranger.
C’est dans le mal qu’on se sent vibrés.
La cantinière ne veut plus nous servir à manger.
J’espère que quand j’aurai bu ma soupe je deviendrai grand.
Mais elle ruisselle dans mes veines et ne demande qu’à exploser.
Tu n’aimes pas la soupe verte, et la mienne n’est pas rouge.
Et quand se mêlent dans nos pieds les spaghettis, je tombe en premier.
Qui ne châtie pas aime pas.
Et quand sonne l’heure de la récrée, nous en sommes soulagés,
Posons nos couverts sans éclats de vers.
dimanche 28 juin 2009
ELLE
Elle avait beau dire que c’était ses allergies, qui lui piquaient les yeux.
Il n’en était rien, elle n’avait d’autre excuse pour cacher sa mélancolie.
Mélancolie, mélange de colère.
Sa tête n’était plus que sac de papier kraft, que la pluie souille.
Sans cesse elle frottait ses mains sur son jeans, espérant ainsi laver le sang.
Elle anticipait tout, sans laisser le hasard prendre les reines et l’emmener au bal.
Physiquement elle était belle, les yeux de boules de cristal, les lèvres d’entrailles, la peau de velours hongrois, les fesses de guapa. Elle faisait tourner les têtes à 180°.
Sur la toile de sa vie, se trouvait une tâche âcre et sournoise, vilaine, et ironique.
Elle l’avait entouré de multiple cercles de crayon rouge, encore, et encore.
Les gens autour, avant n’avaient jamais vu cette tâche.
Le rouge fait ressortir les maux, et en cela je vois un A et un A et un S.
Etrangère intérieure, sur l’étagère supérieure.
Elle prit un Myzollen pour sa soit disant rhinite allergique.
30 minutes plus tard, les seuls symptômes restant n’en étaient pas.
mardi 23 juin 2009
Sam assainis toi.
On le répète souvent.
Brises pas ci, brises pas ça.
Tais toi, écoutes moi.
Mais Sam n’écoute rien sous son chapeau.
Cet être sait viser les cibles le dos tourné.
Et seul les flèches qui traversent son abdomen, ne frôle le cœur qu’un instant.
Tu pourriras les dents devant. Assise dans la boue.
Tes excréments ne font qu’un avec ta vie.
Mélange homogène, trompant le vide.
N’espère jamais trouver un radius pour te relever de ton fumier.
Aucune phalange ne te pansera.
Assainis toi.
lundi 8 juin 2009
Vieille incendiaire.
J’irai sauvée quelques vieilles de l’incendie du home.
Je peux bien faire ça, je peux bien les sortir de là.
Les cendres s’accrochent dans les plis.
Brûlent bibelots, crapauds et chats.
Une noire fumée s’élève du caoutchouc des roues
L’alarme est donné, on en a perdu un.
Œil pour œil dents pour Jean.
C’est le grand feu, on renouvelle les moins vivants.
Craquement des portes de bois, crépitements des chairs, battement lointain des cœurs en feu.
Les passions ardentes des premiers amours fondent dans la chaleur des corps sombres.
Pots de chambre, potes de chambre s’activant comme un régiment.
Sauvons ces dames crie le général.
Coquettes en nuisettes, coquettes à roulettes, coquettes en chaussettes.
Les camions rouges déversent de l’eau.
Flottent bibelots, et crapauds.
Devant les cendre de leurs amis,
Devant les cendre de leur dernière vie,
Ils soupirent sur leurs petits lits.
vendredi 1 mai 2009
Ce soir là.
Ce soir là
En un mot, je mourais à l’intérieur.
Je suis sociopathe et je viens de l’apprendre.
Le vomi de ma vie refaisait surface.
L’acidité s’entremêlant à ma glotte, l’écrasant, la basculant violemment sur les parois rougeâtres.
Grognement indigeste de mon œsophage surpassé par la quantité d’atrocité
Tant dit qu’une farandole de moisissure se formait dans mon cerveau balayant la moindre. logique et répandant en un sillon des crasses noir de vice.
Mes poils s’hérissaient chantant en cœur le frisson du désespoir.
Des pulsations de plus en plus légères se firent entendre.
Grésillement d’un nerf coupé, activant l’action mécanique du va et viens de ma mâchoire.
Je perdais contrôle.
Le sol était sale.
Le vomi me regardait, de ses yeux verts globuleux.
Même Sainte Rita me tournait le dos, des morceaux de poumons dans les cheveux.
Dieu aura peine à les lui retirer, ils devront tout couper
Je tends mes bras sans main devant.
La plaie n’accrochera rien.
La plaie à plaisir à s’encroûter.
Je suis malade.
vendredi 10 avril 2009
Maladie !
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De ta peau si lisse, touchant la paume du souffre profond.
De l'inconsciente douleur, parsemant les plaies, d'un vaniteux sourire.
De tes lèvres la nuit referme le jour.
Rouge comme le fruit qui saigne, de ton ombre gémis la pluie.
Je ne te crois plus, je ne te croirais plus.
Car dans tes yeux j'ai vu la vierge mourir.
INDIGESTE TOI DE MON CŒUR
Ciel mes bijoux !
Je ne voulais pas autant disséquer mon corps. Je voulais juste trouver le clair de lune, le clair d'été, le clair d'idée.
Tout se dénude de sens quand il nous manque certaine partie.
Plus personne à l'horizon, je hisse la grande voile blanche imprégnée de ton sang. La centrifugeuse a bien travaillée.
Maintenant je peux regarder se noyer le charme de ma vie, la beauté de mes jours, et l'asthme de ton amour.
Cruelle petite encore une fois tu n'en n'auras pas retenu grand chose, mord encore une fois et je pourrirai sur les chemins d' e(n)fer.