jeudi 6 mai 2010
mercredi 5 mai 2010
Mardi minuit.
samedi 3 avril 2010
Vertu Vanille (Soria-Soria, 1991)
Je suis la femme parfumée,
Goûte-moi ! Je suis la douce fille
Sur ma peau de sucre glacé
Flotte une saveur de pomme vanille
Je suis la femme au goût sucré
Une jeune princesse tendre et gentille
Une friandise bonbon dragée
Dans mon ciel coule la vanille
Je suis sweet et immaculée
Honney l'amour mon cœur vacille
Suave coquillage dulcinée
Mon caramel sent la vanille.
Sur ma peau de sucre glacé
Flotte une saveur de pomme vanille
Je suis la femme au goût sucré
Une jeune princesse tendre et gentille
Une friandise bonbon dragée
Dans mon ciel coule la vanille
Je suis sweet et immaculée
Honney l'amour mon cœur vacille
Suave coquillage dulcinée
Mon caramel sent la vanille.
lundi 29 mars 2010
Un lettre qui nous ressemble un peu plus chaque jour.
A julien Sarrazin, 21 avril 1958
Tu n'as donc pas compris que pendant des mois à Paris, et des années ailleurs, j'ai joui comme on se tue, j'ai poursuivi le fric parce qu'il donne l'illusion de posséder quelque chose, rageusement ce qui vous rend jaloux ? j'ai cru que la...(une ligne illisible). J'ai piétiné tous les espoirs à la traîne, j'ai brisé ce que j'aurais adoré.
Tout ça, c'était raté. Je pouvais me contracter des heures entières, passer enfin pour la dure salope, la perdu, l'irrécupérable. J'ai à mon actif toutes les vacheries, toutes les débauches. Mais comment, toi, n'as tu pas senti que, tout fondait à la moindre étincelle de beauté? que toute haine tournait en moi à l'indifférence et qu'en fin de compte, je jouais ma dernière chance sur l'amour? Et que je ne pourrai jamais passer en marche arrière ? N'importe. Je veux croire, jusqu'au bout.
Albertine Sarrazin
Tout ça, c'était raté. Je pouvais me contracter des heures entières, passer enfin pour la dure salope, la perdu, l'irrécupérable. J'ai à mon actif toutes les vacheries, toutes les débauches. Mais comment, toi, n'as tu pas senti que, tout fondait à la moindre étincelle de beauté? que toute haine tournait en moi à l'indifférence et qu'en fin de compte, je jouais ma dernière chance sur l'amour? Et que je ne pourrai jamais passer en marche arrière ? N'importe. Je veux croire, jusqu'au bout.
Albertine Sarrazin
lundi 22 mars 2010
Je fluide ton rang.
Je fluide sur des notes de musique que jamais je n’avais connu.
Je vous tolère beaucoup trop.
Je me plie et déplie
Le masque devant la face pour vous cracher une douce verveine
Filtrant le marc de café, agressif, et tragique.
J’avais construit de mes mains un palais,
Chaque pierre vous représentait.
Souvent de vos yeux ronds vous me regardiez.
Vous étiez heureux de me voir vous tenir les mains.
Quand des pierres m’ont blessé, vous vous êtes dissipé.
Long fut mon chemin dans le noir vide.
Les appels radio ne vous ont pas atteint.
Enfant d’Hitler,
Seul pour vous résonnait votre monde.
Mais vous n’avez rien gagné.
Vous m’avez perdu,
De vos rang droit.
Je suis comme une enfant que tu viens de gifler.
Je vous tolère beaucoup trop.
Je me plie et déplie
Le masque devant la face pour vous cracher une douce verveine
Filtrant le marc de café, agressif, et tragique.
J’avais construit de mes mains un palais,
Chaque pierre vous représentait.
Souvent de vos yeux ronds vous me regardiez.
Vous étiez heureux de me voir vous tenir les mains.
Quand des pierres m’ont blessé, vous vous êtes dissipé.
Long fut mon chemin dans le noir vide.
Les appels radio ne vous ont pas atteint.
Enfant d’Hitler,
Seul pour vous résonnait votre monde.
Mais vous n’avez rien gagné.
Vous m’avez perdu,
De vos rang droit.
Je suis comme une enfant que tu viens de gifler.
mercredi 10 février 2010
Jalonner
En son lit respirait un mélange de frénésie, d’enroulage de jambes,
De baisés, de pleurs, de compassion, et plus que tout d’amour déchu.
Tournez le pas. Ce soir.
Dans un grand bruit de draps.
Remplissant de sanglot les crevasses, le creux des clavicules.
Humidifiant la voix.
La rendant glissante.
A son détour, tu n’en seras que plus loin.
De mon départ, tu n’en iras que plus loin.
Les bonnes choses sont loin de moi,
Dans le noirs les yeux brillants, bruyant.
Ta hantise me savoir ensevelie sous d’autres corps.
Délimites moi de tes pensées.
De baisés, de pleurs, de compassion, et plus que tout d’amour déchu.
Tournez le pas. Ce soir.
Dans un grand bruit de draps.
Remplissant de sanglot les crevasses, le creux des clavicules.
Humidifiant la voix.
La rendant glissante.
A son détour, tu n’en seras que plus loin.
De mon départ, tu n’en iras que plus loin.
Les bonnes choses sont loin de moi,
Dans le noirs les yeux brillants, bruyant.
Ta hantise me savoir ensevelie sous d’autres corps.
Délimites moi de tes pensées.
vendredi 20 novembre 2009
Help
Trouvez moi ce bouton monsieur
Et quand vous l’aurez trouvé.
Appuyez très fort.
Jusqu’au moment ou s’enclenche la mécanique glaciale
Qui dans l’accélération, s’échauffera, jusqu’à en mourir
Fumé blanche, fumée noire, qu’importe la cadence
Que fulmine l’essence.
Sans peur des matins nauséabondes
Machine du diable qui foncera dans les chairs et tendres
Laissant les masses inertes de marbres au sol mère.
Dans ce pacte, l’âme en feu perdue dans le tintamarre sourd.
Rien ne peut activer un fidèle monstre.
Pas même un grain de peau, raffinée.
Il n’existe aucun remède au rhumatisme.
Et quand vous l’aurez trouvé.
Appuyez très fort.
Jusqu’au moment ou s’enclenche la mécanique glaciale
Qui dans l’accélération, s’échauffera, jusqu’à en mourir
Fumé blanche, fumée noire, qu’importe la cadence
Que fulmine l’essence.
Sans peur des matins nauséabondes
Machine du diable qui foncera dans les chairs et tendres
Laissant les masses inertes de marbres au sol mère.
Dans ce pacte, l’âme en feu perdue dans le tintamarre sourd.
Rien ne peut activer un fidèle monstre.
Pas même un grain de peau, raffinée.
Il n’existe aucun remède au rhumatisme.
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