mardi 11 mai 2010

J'ai la tête froide, j'ai la tête dure, j'ai les poings lourds, j'ai le ton grave.

lundi 10 mai 2010

J'aurais pu. BANG mainte fois,


Le filet de bave que tu m'as laissé,
Je l'avale tout les soirs
Contournant l'émail
Sans tâché le blanc,
Coule le long de l'interne matière.
Pour se loger dans mes nerfs,
Bruyamment.

mercredi 5 mai 2010

Mardi minuit.



--> L’eau cette nuit a touché les plumes
Les mouillants, les déformant,
Noircissant la peau de l’enfant.
Au dehors le crépuscule,
Hurle le loup.
Les jours qui suivent furent blêmes,
Sans teint, ni envie.
Mais elle se savait humaine,
A l’abris des regards.



samedi 3 avril 2010

Vertu Vanille (Soria-Soria, 1991)


Je suis la femme parfumée,
Goûte-moi ! Je suis la douce fille
Sur ma peau de sucre glacé
Flotte une saveur de pomme vanille

Je suis la femme au goût sucré
Une jeune princesse tendre et gentille
Une friandise bonbon dragée
Dans mon ciel coule la vanille

Je suis sweet et immaculée
Honney l'amour mon cœur vacille
Suave coquillage dulcinée
Mon caramel sent la vanille.

lundi 29 mars 2010

Un lettre qui nous ressemble un peu plus chaque jour.

A julien Sarrazin, 21 avril 1958

Tu n'as donc pas compris que pendant des mois à Paris, et des années ailleurs, j'ai joui comme on se tue, j'ai poursuivi le fric parce qu'il donne l'illusion de posséder quelque chose, rageusement ce qui vous rend jaloux ? j'ai cru que la...(une ligne illisible). J'ai piétiné tous les espoirs à la traîne, j'ai brisé ce que j'aurais adoré.
Tout ça, c'était raté. Je pouvais me contracter des heures entières, passer enfin pour la dure salope, la perdu, l'irrécupérable. J'ai à mon actif toutes les vacheries, toutes les débauches. Mais comment, toi, n'as tu pas senti que, tout fondait à la moindre étincelle de beauté? que toute haine tournait en moi à l'indifférence et qu'en fin de compte, je jouais ma dernière chance sur l'amour? Et que je ne pourrai jamais passer en marche arrière ? N'importe. Je veux croire, jusqu'au bout.


Albertine Sarrazin

lundi 22 mars 2010

Je fluide ton rang.

Je fluide sur des notes de musique que jamais je n’avais connu.
Je vous tolère beaucoup trop.
Je me plie et déplie
Le masque devant la face pour vous cracher une douce verveine
Filtrant le marc de café, agressif, et tragique.
J’avais construit de mes mains un palais,
Chaque pierre vous représentait.
Souvent de vos yeux ronds vous me regardiez.
Vous étiez heureux de me voir vous tenir les mains.
Quand des pierres m’ont blessé, vous vous êtes dissipé.
Long fut mon chemin dans le noir vide.
Les appels radio ne vous ont pas atteint.
Enfant d’Hitler,
Seul pour vous résonnait votre monde.
Mais vous n’avez rien gagné.
Vous m’avez perdu,
De vos rang droit.
Je suis comme une enfant que tu viens de gifler.